La simple évocation du mot féminisme ferme parfois les oreilles de certains et certaines. Pourtant, c’est important d’en parler. Une grève féministe est organisée le 13 juin prochain dans différentes villes du pays, mais pas dans la région. En 2026, la société n’est toujours pas égalitaire sur des questions liées à la santé, à la sécurité, ou encore aux salaires. Les Vaudois et les Vaudoises sont d’ailleurs appelés à voter ce dimanche 14 juin sur l’introduction d’un salaire minimum cantonal. Chams en parlera avec ses invitées.
Ensemble, nous allons nous intéresser à l’histoire de Nyon, à la place qu’occupent les femmes, tenter de comprendre pourquoi le collectif féministe nyonnais créé à l’occasion de la grève historique de 2019 est épuisé et nous demander si le militantisme a pris aujourd’hui une nouvelle forme, notamment à travers l’art.
Pour en parler, Chams a reçu sur le plateau de Fais Voir Ta Région:
Catherine Schmutz, historienne et conservatrice du Château de Nyon. Elle s’est notamment intéressée à l’histoire des femmes dans la région, trop longtemps invisibilisées – soit absentes des archives. Ses recherches ont donné lieu à une exposition l’an dernier, «Femmes de Nyon de A à Z», et elle finalise un livre sur ce sujet qui sortira cet automne.
Charlotte Fossati, travailleuse sociale dans la région. Elle était membre du collectif Grève féministe Nyon en 2019. Puis, quand tout s’est arrêté peu à peu, elle est allée chercher d’autres groupes de paroles et d’action à Lausanne et à Berne.
Laetitia Pascalin, également de la région, une artiste militante et féministe. L’une de ses créations, réalisée avec des militantes, sera brandi à la grève féministe de ce samedi 13 juin à Lausanne.
Danielle Axelroud, nyonnaise et militante pour la Grève féministe Vaud depuis sa création en 2018. Avant de prendre sa retraite il y a 10 ans elle était experte fiscale dans la région. Elle était une membre active du collectif grève féministe Nyon.
Bonne émission!